A l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse et d’expression, qui correspond au 3 mai de chaque année, le Mouvement de la Société pour la Paix en Algérie (MSP) note les prises de position suivantes :
- Le MSP félicite, à cette occasion, toute la famille de la presse et des médias et tous ceux qui travaillent dans ce secteur vital, en leur souhaitant une vie professionnelle décente, dans la liberté, la démocratie et la dignité humaine.
- Le MSP constate l’important recul de la liberté d’opinion et d’expression et des droits de l’homme en Algérie, qui est la conséquence inéluctable du non-respect par les autorités politiques et sécuritaires des normes de bonne gouvernance, et du recours excessif à la censure et à la cyber-surveillance des journalistes, des politiciens et des militants des droits de l’homme.
- Le MSP note l’impact négatif significatif des outils répressifs de surveillance du gouvernement sur la liberté de la presse et la liberté d’expression, ainsi que les défis et les menaces auxquels sont confrontés les journalistes, qui affectent négativement leur professionnalisme et leur carrière.
- Le MSP dénonce l’ampleur du déclin de la transparence, le danger de domination gouvernementale sur les médias publics et les pressions exercées sur les médias privés, qui ont conduit à la terrible diminution de leur rôle de contrôle des affaires publiques.
- Le MSP appelle à saisir l’opportunité du projet de loi sur la presse écrite et électronique et du nouveau projet de loi sur l’audiovisuel pour établir une politique nationale globale des médias qui élève le niveau de service des médias à l’intérieur et à l’extérieur, au niveau de l’État et des défis qui l’entourent, et qui fait avancer la réalité des médias et de ses professionnels, et contribue à l’incarnation des acquis constitutionnels de la liberté d’expression et d’opinion, du droit à l’information et du respect de la vie privée.
- Malgré les célébrations nationales et internationales de cette journée depuis 1993, il existe toujours une relation historique critique entre la liberté d’expression et le droit à l’information, la transmission et la réception des données et la qualité de service des médias dirigés vers l’opinion publique, sujet à la critique et à la régression, localement et globalement selon l’équilibre des forces au pouvoir, et non l’équilibre de la vérité et de la justice.
Alger, le 4 mai 2022
Dr Abderrazak MAKRI
Président du MSP
