Protestation parlementaire

ministre du trasport algerie

Suite à la décision improvisée prise hier par le ministère des Transports d’imposer arbitrairement l’obligation de vaccination aux citoyens, je me suis déplacé, cet après-midi, avec une délégation de députés de l’Assemblée Populaire Nationale aujourd’hui au siège du ministère des Transports pour faire part de notre protestation contre cette décision anti-constitutionnelle, qui a été prise d’une manière absolument inacceptable.

Indépendamment du devoir de chacun d’inciter les citoyens à se faire vacciner, il est hors de question qu’une instruction administrative impose cette contrainte aux citoyens, comme l’a souligné le Président de la République.

De plus même les personnes vaccinées peuvent contracter l’épidémie et provoquer la contamination des autres.

‏Cette décision intervient sans tenir compte des difficulté insurmontables de nos concitoyens d’obtenir des billets et de l’impossibilité de les changer, surtout que nous sommes proches des vacances de Noël, occasion pour les membres de notre communauté de visiter leur patrie et leurs proches après la reprise récente des traversées.

‏ Le protocole efficace reste l’exigence d’un test PCR négatif à l’embarquement et d’un examen antigénique à l’arrivée pour les vaccinés et les non vaccinés.

La délégation comprenait Messieurs les députés :

1- Abdelouahab Yagoubi, membre de la commission des

Affaires étrangères, de la coopération et de l’émigration.

2- Ali Guessal, rapporteur de la commission des affaires étrangères, de la coopération et de l’émigration

3- Mohamed Salem Naqar, membre de la commission de la défense nationale

4- Laid Boukkeraf, membre de la commission des transports

5- Brahim Dekhinet, membre de la Commission de la Culture et du Tourisme.

La délégation a été reçue par M. le Secrétaire Général du Ministère des Transports qui a pris note de notre protestation pour la soumettre à M. Le Ministre en déplacement à Oran.

Cette protestation a été aussi remontée, par téléphone, à M. Le Secrétaire Général du ministère des Affaires Étrangères.

Dans l’attente des réponses du gouvernement à cette demande, nous espérons vivement que cette décision improvisée soit retirée car elle est de plus entachée de nullité constitutionnelle et législative.